De plus en plus de connexions sont créées chaque jour, nous ressentons le besoin d’être connectés en tout temps et avec tout le monde. Toujours plus d’éléments de notre quotidien doivent être reliés entre eux, notamment grâce à internet.

Cependant, ces connexions engendrent des failles de sécurité mais également une surexposition des individus et des entreprises à des attaques malveillantes.

Particuliers, PME ou grandes multinationales, tous sont concernés ; les données et les systèmes d’informations doivent être protégés. Face à ces menaces, un nouveau concept apparaît : la cybersécurité. Son rôle ? Protéger des menaces, principalement en ligne.

 

I. Qu’est-ce que la cybersécurité ?

A l’origine de la cybersécurité, Creeper, un virus diffusé sur Arpanet, ancêtre d’internet. Creeper se déplaçait sur un réseau, d’ordinateur en ordinateur. L’objectif du virus n’était pas malveillant, son créateur voulait sensibiliser les utilisateurs aux risques auxquels ils pouvaient être confrontés.

Depuis, le concept a été détourné pour des utilisations malveillantes. C’est alors que le concept de cybersécurité s’est répandu.

Par définition, la cybersécurité vise à protéger l’infrastructure de votre entreprise contre toute « cyberattaque », c’est-à-dire des menaces ou attaques visant à lui nuire.

Les cibles d’une cyberattaque peuvent être multiples, mais les principales restent les données, le matériel, ou les logiciels. Les objectifs étant principalement de nuire à une entreprise en l’incapacitant en utilisant les informations obtenues pour les diffuser ou comme moyen de pression.

 

II. Quels sont les risques encourus ?

Les formes de cyberattaques peuvent être multiples :

1. Cybercrime

Des logiciels sont utilisés pour obtenir et exploiter des informations personnelles ou confidentielles. La plupart du temps, les cybercrimes prennent la forme de Phishing ou de Ransomware. Le Phishing consiste en l’usurpation d’une identité tiers pour inciter la victime à cliquer sur un lien infecté ou à transmettre ses données. Le Ransomware a pour objectif de voler les données d’une entreprise et de les crypter. Une rançon sera demandée en échange de la clé de cryptage, sous peine de diffusion ou destruction des données. Sans cette clé, il est impossible de décrypter les données, elles sont inutilisables. Il faut savoir que la plupart des sociétés qui ont choisi de payer la rançon n’ont jamais obtenue la clef de décryptage.

2. Atteinte à l’image

Ce type d’attaque a pour objectif de déstabiliser un organisme. Les systèmes d’informations seront contrôlés par les cybercriminels dans le but de nuire à l’image ou de divulguer les informations. Dans une grande partie des cas, les attaques d’atteinte à l’image ont des revendications idéologiques ou religieuses.

3. Sabotage

L’objectif de cette attaque est de rendre indisponible une partie ou l’ensemble du système au travers d’une panne. Selon le type d’attaque, la panne et les réparations peuvent varier.

4. Espionnage

Il s’agit de l’interception des informations stratégiques détenues et échangées par une entreprise. Souvent, l’espionnage nécessite la complicité d’un tiers dans l’entreprise. Il peut être très long de déceler de l’espionnage dans l’entreprise.

 

III. Quelles actions peuvent être mises en place ?

Comme nous avons pu le voir, il existe différents types d’attaques auxquelles les entreprises peuvent être soumises. Vous vous demandez peut être comment limiter les risques et éviter les attaques ?

Souvent, les entreprises sous-estiment les risques et les conséquences d’une cyberattaque. Cependant, elles sont multiples : perte financière, ralentissement ou arrêt de la production, dégâts divers, perte de crédibilité, mauvaise image, mauvaise notoriété…

Afin de limiter les risques, vous pouvez mettre différentes mesures en place.

1. Penser à la sécurité dès le début de vos projets

Les solutions que vous développez dans votre entreprise doivent inclure la notion de sécurité dès le départ, c’est ce qu’on appelle « Secure by Design ». Toutes les mesures de sécurité sont mises en œuvre dès le début de votre projet.

2. Mesures de sécurité du système d’information et des opérations

Mettez à disposition des machines ayant les outils adaptés : antivirus, firewall… les bons outils permettent de limiter les risques. De plus, les processus jouent eux aussi un rôle stratégique. Vous devez mettre en place des procédures qui sécurisent vos activités et réaliser des tests sur votre réseau.

Vous pouvez également entreprendre les démarches pour être certifié ISO 27001. Correctement appliquées aux processus de votre entreprise, les exigences définies par la norme ISO 27001 vous donneront de solides bases contre les cyberattaques. Le RGPD vise également à renforcer les processus de sécurité mis en place dans l’entreprise.

3. Plan de continuité et plan de reprise de l’activité 

Un plan de continuité ou de reprise de votre activité permettra de limiter le temps d’inactivité de votre entreprise et de vos machines. Vous pourrez également rétablir vos données à l’identique avant une attaque.

Réaliser des sauvegardes régulières permet de limiter considérablement les impacts d’une cyberattaque.

4. Formation des employés

Les employés d’une entreprise doivent être conscients des risques et des conséquences d’une cyberattaque. Chaque employé est également un acteur important pour veiller à la sécurité de l’entreprise. Pour se prémunir de ce genre d’incidents, des formations et des campagnes de sensibilisations régulières sont importantes.

 

De nouvelles solutions sont mises en place pour vous protéger des risques cyber auxquels votre entreprise peut être soumise. Des organismes peuvent également aider, c’est le cas de l’ANSSI.

Vous pouvez également faire appel à nos experts, qui vous conseilleront et accompagneront dans la mise en place d’une stratégie de sécurité de l’information. L’objectif est de protéger vos données, vos clients, votre entreprise, et votre équilibre.

Pour vous rappeler de ce qui a été vu dans cet article, iQualit vous a réalisé une infographie :